Depuis quelques hivers, lors des tempêtes accompagnées de fort vent d'ouest et de pluie, de grosses et nombreuses gouttes tombaient dans le chœur de l'église, au ras du petit autel. Il était donc nécessaire d'y remédier. Elles ne pouvaient provenir que de la flèche, dont l'accès est loin d'être évident. Les services de la Mairie (propriétaire) prirent en charge le problème. On leur en sait grandement gré. Dans un premier temps, un drone fut utilisé pour prendre des photos de l'ensemble de la flèche : ardoises, vitres et embase de la fixation de la croix et du coq. Elles furent utiles pour les réparations réalisées le 31 octobre dernier. À cet effet, il fallut faire appel à une grande grue équipée d'une nacelle où prirent place trois ouvriers qui colmatèrent les endroits défectueux, occasion pour le coq d'avoir une visite. Il faut dire qu'on peut compter sur les doigts d'une main les visites depuis sa mise en place voici 57 ans !

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Pourquoi un tel volatile sur notre clocher ? Son rôle principal est d'indiquer le sens du vent, celui où il a le moins de prise sur lui. Il est toujours « bout au vent », synonyme de fierté, de courage, bagarreur floqué sur les maillots tricolores de nos équipes sportives nationales. Il peut aussi être un signal chrétien : il serait pour certains l'oiseau annonciateur qui appelle les fidèles à la vie chrétienne. Aux premiers siècles de notre ère, il n'y avait pas de cloches dans nos églises et les premiers chrétiens se réunissaient pour une première prière au « chant du coq ». L'apôtre Pierre, après avoir renié Jésus, « se rappela la parole que le Seigneur lui avait dite : "Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois". Il sortit et pleura amèrement. » (Luc 22, 61-62)

De nos jours, dans certaines localités, le coq est interdit de chant ou alors au diable Vauvert ! Il est considéré comme perturbateur de l'ordre public et de notre quiétude matinale, générateur de nuisances sonores ! Il est vrai que par son chant il « montre qu'il est là avant d'être vu », il défend son territoire même sur son tas de fumier ! Ce chant a de fortes valeurs en décibels pouvant parfois nous « casser les oreilles », mais nous sommes aujourd'hui contraints de supporter des bruits bien plus déplaisants que ce chant, le pépiement des oiseaux ou les cloches de nos églises !

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Le parvis de l'église de Caudan se situe à 55 mètres au-dessus du niveau de la mer, rajoutons 35 mètres et c'est ainsi que notre coq, du haut de cette hauteur, veille sur nous, témoin de tous les moments de nos vies. Qu'il le reste encore longtemps !


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