Actualité de la Paroisse

22 septembre 2021 : Bon anniversaire Père Sanctus

22 septembre 2001 - 22 septembre 2021.

Vingt ans, jour pour jour, que le Père Sanctus fut ordonné prêtre ; ce mercredi de septembre fut pour nous l'occasion de célébrer cet anniversaire. Sanctus fut ordonné en l'église de Kabongo, en République démocratique du Congo, après dix années d'études et de formation. Ses premières années de sacerdoce furent essentiellement consacrées à l'enseignement tout en conservant des responsabilités paroissiales de vicaire puis de curé.

En 2010, Sanctus quitte son pays natal pour la France dans le diocèse de Vanne où son Évêque Mgr Oscar Ngoy l’envoie en mission. Il débute dans la paroisse de Josselin, puis au service du secteur de Locminé, en résidence à Naizin, avant d'être nommé en 2017 administrateur de la paroisse de Caudan. C'est le 27 septembre de cette année-là qu'il en prit la responsabilité ; quatre ans ont passé depuis.

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Cette fête d'anniversaire débuta par une messe concélébrée par plus de dix confrères et amis prêtres du secteur Lorientais. L'homélie fut pour Sanctus l'occasion de rendre grâce à Dieu, de remercier les autorités civiles et religieuses, ses confrères, les paroissiens de ses anciennes paroisses et ceux d'aujourd'hui. La messe fut animée par une chorale qui, par ses chants, sa musique, son enthousiasme, son entrain, donna à cette cérémonie l'air de fête qu'elle méritait.

Il faisait beau en ce jour de septembre et la fête se termina par un pot convivial sur le parvis de l'église, au cours duquel chacun put apprécier boissons et autres plats divers et délicieux, préparés avec goût par des amis de Sanctus et des paroissiens, dans une ambiance aussi sympathique que joyeuse.

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Bon anniversaire Sanctus, et bon sacerdoce !

30 août 2020 : Au revoir !

Nous voudrions tant que vous soyez nombreux à lire ces quelques lignes.

Aussi nombreux que vous l’étiez dimanche 30 août à la messe de 10h30 à Caudan pour que chacun puisse recevoir notre gratitude et nos remerciements appuyés.

Cette messe, dite d’action de grâce, a été initiée et préparée dans un élan de grande amitié, à notre insu pendant notre absence d’été et pour marquer notre départ de Caudan en septembre.

Radio Caudan a fonctionné à plein en notre faveur et nous en avons recueilli les fruits en abondance lors de cette célébration.

Alors il est bon aujourd’hui de se souvenir de ce vécu exceptionnel. Au rendez-vous le Père Sanctus nous a accueillis chaleureusement, puis a célébré dans un grand recueillement et enfin nous a bénis généreusement. Trois animateurs ont partagé les chants et leur présence unifiée nous a profondément touchés. Deux organistes de talent ont demandé à notre orgue réputé de se surpasser ! Et une foule nombreuse nous a entourés pour nous témoigner, qui de son amitié, qui de son affection.

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Non ! mais c’était tout justement incroyable ! Et pour terminer, il y eut dans l’église une explosion de joie lors de la remise de cadeaux inattendus (livre d’or, cadeaux bretons, cartes cadeaux). Nous avons vu l’assemblée épouser notre surprise, notre bonheur et manifester son adhésion par des sourires, des gestes et des applaudissements spontanés.

C’était un TEMPS DE GRÂCE ! Quelqu’un était bien présent au milieu de nous. L’avez-vous ressenti comme nous ?

Nous voici aujourd’hui de retour sur notre terre natale, plus précisément dans le massif de la Chartreuse, tout près du grand monastère.

Si l’avenir le veut bien, comme des oiseaux migrateurs, nous reviendrons en vacances en Bretagne aux prochains beaux jours et nous nous reverrons avec joie. Et puis vous avez deux bonnes raisons de venir nous voir : se retrouver à merveille et découvrir le superbe édifice de la maison mère de l’Ordre des Chartreux.

À bientôt donc et grand merci pour tout ce que vous nous avez apporté : proximité, amitié, affection, écoute et témoignages de foi.

PS : Si autour de vous, des personnes s’étonnent de notre départ, dites-leur que nous avons choisi de partir sur la pointe des pieds pour éviter trop d’émotions douloureuses. Merci.

1er mars 2020 : 31 adultes appelés au baptême

Pour les 31 catéchumènes du diocèse de Vannes, le début du Carême inaugure aussi la phase « d’ultime préparation » aux sacrements qu’ils recevront lors de la prochaine Vigile pascale. En l’église de Caudan, 13 hommes et 18 femmes venus de tout le diocèse ont été officiellement admis et appelés au cours de la célébration de l’appel décisif. Durant ces 40 jours où ils se préparent plus intensément et où tout le peuple des baptisés marche vers l’illumination de Pâques, tous communient dans la prière.

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Dans son homélie, Monseigneur Centène a déployé le sens du combat spirituel, en s’appuyant sur « la belle leçon de catéchèse » donnée par l’Évangile du jour : les tentations de Jésus au désert.

L’après-midi, dans l’église de Caudan, Mgr Centène a donné une catéchèse sur le combat spirituel.

Étudiants, artisans, mères au foyer, aide-soignante, pécheur, ingénieur, ouvrier, commerçant, etc. Le cru 2020 ne déroge pas au traditionnel constat d’une grande diversité des catéchumènes : horizons professionnels, milieux sociaux, âges (entre 18 et 55 ans) ou encore cultures d’origine. « Le point commun, retient Marie-France, c’est que tous ont fait la rencontre du Christ ressuscité dans leur vie. C’est pourquoi les catéchumènes sont un « marqueur fort » pour l’ensemble des fidèles : au début de notre Carême, ils nous rappellent que la présence du Christ est une réalité et que nous avons à en tenir compte et à nous tourner vers lui, à nous convertir pendant ces 40 jours ! ».

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Depuis le moment de leur entrée en catéchuménat, les adultes cheminent deux années. Après cette longue préparation, « confiants dans la grâce de Dieu, soutenus par la prière, et stimulés par le témoignage de leurs frères chrétiens », les 31 catéchumènes du diocèse de Vannes se sont levés à l’appel de leur nom en répondant « Me voici ». Puis en présence de la communauté chrétienne, de leurs équipes d’accompagnement, parrains, marraines, proches et amis, ils ont exprimé ensemble leur désir d’être initiés aux sacrements du Christ - « Oui, nous le voulons » - avant de recevoir personnellement des mains de l’Évêque l’écharpe mauve des appelés. Portée durant toutes les étapes de l’ultime préparation (scrutins), celle-ci sera remplacée par le vêtement blanc le jour de leur baptême.

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Ils ont ensuite inscrit leur nom au registre des futurs baptisés.

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Cette étape importante intervient 40 jours avant de fêter la résurrection du Christ, victoire de la vie sur la mort. Être chrétien consiste en effet à entrer dans ce mystère de la mort et de la résurrection de Jésus.

« C’est être assimilé, vivre à notre tour le mystère de Jésus, qui est un mystère de mort et de résurrection. Il faut que le vieil homme disparaisse pour que puisse émerger l’homme nouveau », enseignait Mgr Centène lors de sa catéchèse sur le combat spirituel, qui a suivi dans l’après-midi à Caudan.

Dans les semaines à venir, les 3e, 4e et 5e dimanches de Carême, trois célébrations appelées « scrutins » et vécues en paroisse viendront jalonner leur montée vers Pâques. Pour toutes les communautés chrétiennes qui y assisteront ou s’y associeront par la prière, ces scrutins invitent aussi à une nouvelle conversion.

« Répondez et laissez-vous conduire par l’Esprit ! »

Père loisel 320x200 2« C’est aujourd’hui à Caudan votre jour à vous les catéchumènes par l’appel décisif par notre Évêque. C’est un moment important dans votre démarche », a introduit le père Francis Loisel, prêtre accompagnateur du service diocésain de catéchuménat. « Chacun de vous a senti à un moment ou à un autre l’Esprit-Saint travailler en lui : vos motivations diverses, différentes, riches et profondes, vous ont donné des appuis pour faire écho à ce Christ que vous apprenez à connaître. J’ai été impressionné avec l’équipe diocésaine par l’évocation de vos cheminements aux uns et aux autres. (…) Répondez maintenant et laissez-vous conduire par l’Esprit-Saint ! Le baptême que vous recevrez n’aura d’effet que si vous prenez conscience qu’il vous enracine au cœur de la vie. En ce début de Carême, demandons à ce Père miséricordieux et bon de mettre chacun de nous dans une disponibilité intérieure, pour mieux nous ouvrir à d’autres nourritures afin de grandir en amour, en charité, une espérance ».

https://www.vannes.catholique.fr/31-adultes-appeles-au-bapteme/ 

5 janvier 2020 : Concert missionnaire

À l’appel du pape François lancé en octobre dernier sur le thème « Baptisés et envoyés », un concert missionnaire a eu lieu dans notre église de Caudan le dimanche 5 janvier à 16h.

En introduction, le Père Sanctus a évoqué trois documents de l’Église catholique :

  • Lettre apostolique Maximum Illud (1919) du pape Benoît XV sur l’activité accomplie par les missionnaires dans le monde.
  • Décret Ad Gentes (1965) du pape Paul VI sur l’activité missionnaire de l’Église.
  • Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium « La joie de l’Évangile » (2013) du pape François sur l’annonce de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui.
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Ensuite, après avoir été soigneusement sélectionnés par un petit groupe de paroissiens, des passages des deux encycliques citées ont été lus, rassemblés en cinq grands thèmes dont voici quelques extraits :

  • Envoi en mission : « Il est vital qu’aujourd’hui l’Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur » (François).
  • Faire unité : « De par la nécessité de la mission, tous les baptisés sont appelés à s’assembler en un seul troupeau, afin de pouvoir ainsi de façon unanime rendre témoignage du Christ leur Seigneur devant les nations » (Paul VI).
  • État de baptisé : « Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d’évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions » (François).
  • Laïcs engagés : « Les laïcs coopèrent à l’œuvre d’évangélisation de l’Église et participent à titre de témoins, et en même temps d’instruments vivants à sa mission salvifique » (Paul VI).
  • Appelés/envoyés : « Je rends grâce pour le bel exemple que me donnent beaucoup de chrétiens qui offrent leur vie et leur temps avec joie. Ce témoignage me fait beaucoup de bien et me soutient dans mon aspiration personnelle à dépasser l’égoïsme pour me donner davantage » (François).
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Pour intérioriser ces lectures riches et profondes, nous avons eu la joie d’écouter des pièces musicales à l’orgue interprétées par Jean-Yves Le Juge.

Pour terminer ce temps de méditation, des collégiens ont témoigné sur leur manière de vivre la Mission aujourd’hui (scout, Téléthon, banque alimentaire, servant d’autel).

Un grand merci à celles et ceux qui ont œuvré à la réalisation de ce concert qui, je l’espère,
aura donné à beaucoup l’envie de lire ou relire ces textes plus que jamais d’actualité !
Merci également aux participants et à leur générosité !

En ce jour de fête de l’Épiphanie, un partage de brioches a été le bienvenu pour clôturer ce temps plein de richesse !!!

22 septembre 2019 : Pèlerinage au Sanctuaire de Sainte-Anne d’Auray

La paroisse de Caudan faisait partie des dix paroisses du doyenné de Lorient qui proposait pour la première fois un pèlerinage au Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray, patronne des Bretons.

Ainsi nous étions une petite vingtaine de Caudanais à nous retrouver à Auray ce dimanche 22 septembre. La journée était très bien organisée ; nous pouvions y aller en car tout en ayant la possibilité de faire un bout du pèlerinage à pied à partir de Mériadec.

Finalement deux bus étaient affrétés au départ de Lorient et je me retrouvais avec quelques Caudanais marcheurs. À Mériadec nous étions divisés en 4 ou 5 groupes conduits par des prêtres. Mikaël, Stéphanie, Angèle et moi étions dans le groupe du Père Olivier qui nous guidait spirituellement sur cette belle route campagnarde. Le chapelet de Sainte-Anne suivi de prières à Marie nous ouvrait le cœur et c'est joyeux que nous arrivâmes au Sanctuaire.

Devant la fontaine du Sanctuaire, d'autres Caudanais nous attendaient et après la bénédiction de notre évêque, nous et les autres paroissiens du doyenné sommes entrés dans la basilique pour participer à la célébration de la messe.

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Puis, nous nous sommes dirigés vers la salle Jean Paul II pour le pique-nique. Les plus habiles d'entre nous ont mis les tables en place, les autres ont disposé les chaises (nettement moins lourdes). Les échanges étaient très chaleureux. Divers desserts faisaient le tour de la table pour être partagés et, comme ils étaient très bons, ils ne passaient qu'une seule fois…

Ensuite certains Caudanais sont rentrés, d'autres ont profité de la journée du patrimoine pour visiter le cloitre et le musée. Vers 16h les bus n'attendaient plus que deux personnes et nous sommes finalement arrivés vers 17h30 à Lorient.

C'était mon premier pèlerinage vers Sainte-Anne ; je ne m'attendais pas à une si belle et profonde expérience, pleine de grâce.

Je me suis déjà promis d'y participer à nouveau l'année prochaine et j’invite vivement tous ceux et celles qui n'ont pas eu l'occasion de venir cette année, à participer au pèlerinage en 2020.

Je remercie nos prêtres pour cette belle initiative parfaitement organisée.

8 septembre 2019 : Ite, missa est

Yann1Oui la messe fut dite et de l’avis de toute l’assemblée elle fut bien dite. C’était, souvenez-vous, le dimanche 8 septembre dernier. La célébration dominicale avait un attrait particulier puisque le Père Yann Vagneux, missionnaire en Inde, avait donné rendez-vous à toutes celles et ceux qui, l’ayant bien connu à l’époque de son adolescence et suivi dans son parcours de prêtre et de missionnaire, se faisaient une joie de le retrouver à cette occasion. De fait, l’assemblée était plus étoffée que d’ordinaire.

Rien n’avait été négligé pour que cette célébration soit belle : Cyrille Le Roscoët était à l’orgue, tandis que Yannick Gesrel, très en voix, tenait la baguette pour diriger les chants. Pour le célébrant, j’imagine tout ce que ce retour aux sources devait avoir d’émouvant face à tous ces visages connus et aimés. Mais rien ne pouvait le distraire de son rôle de prêtre et il n’a eu aucun mal à nous faire entrer dans cette communion avec le Christ par son attitude et ses paroles de bienvenue. Permettez-moi de vous faire part d’une anecdote. Nous étions en région parisienne à la fin du siècle dernier et nous avions invité Yann, en cours d’étude à Paris, pour déjeuner. Comme c’était un dimanche je lui avais proposé de venir assez tôt pour que nous puissions assister ensemble à la célébration dominicale. En route vers la cathédrale nous devisions joyeusement, riant de tout et de rien. À peine installé dans l’église, Yann était déjà en communion avec le Christ et rien n’aurait pu l’en détourner ; c’est là que j’ai compris qu’il était habité par l’Esprit.

Yann2Au moment de l’homélie, il aurait pu, comme il l’a dit lui-même, dans cette église où il a grandi et où il a découvert l’évangile, être tenté de faire une homélie trop personnelle. Au lieu de cela il s’est attaché à nous faire comprendre l’évangile du jour dans laquelle il est écrit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple ». Face à cette parole bien rude le Père Yann s’est attaché à nous faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’abandonner sa famille, mais de la faire monter plus haut. C’est disait-il : « aller vers une fraternité toujours plus grande qui nous est promise pour que notre cœur quitte les petites pièces étriquées afin de « sentir battre le cœur du monde » selon l’expression du cardinal Roger Etchegaray. »

Nourris de cette parole vivifiante, nous nous sommes approchés de la sainte table pour devenir ce que nous recevions : le Corps du Christ…

Après ces nourritures spirituelles, Laurette et Bernard avaient organisé à la salle des fêtes de la mairie une petite réunion conviviale à laquelle toute l’assemblée était invitée. Une belle occasion pour chacun de faire avec Yann, dans un cadre plus appro-prié, le point de nos actualités respectives.

La messe étant dite, l’après messe fut une belle réussite.
Un grand merci à ses organisateurs.

17-18 novembre 2018 : Quel bel anniversaire !

Toutes celles et ceux qui ont partagé les moments forts de ces festivités du 50ème anniversaire de l’orgue doivent désormais entretenir l’espoir suscité par le Père Sanctus, à la fin de la messe : être présent pour fêter le 100ème. Je ne sais pas si nous serons tous là, mais ce que l’on peut raisonnablement souhaiter, c’est qu’il soit aussi bien réussi.

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Plusieurs manifestations étaient organisées dans le cadre de cet anniversaire et bien que le rideau ne soit pas encore tout à fait tombé, il paraît judicieux d’effectuer un petit retour en arrière pour savourer ces instants de plaisir que ces festivités nous ont procurés.

Le samedi matin, par exemple, pendant sa conférence, Jean-Yves Le Juge nous a brillamment rappelé l’histoire de cet orgue. On doit son acquisition à la pugnacité d’un vicaire de la paroisse, l’abbé Louis Guillaume, qui a su convaincre le Maire et le Sous-Préfet que le reliquat des crédits affectés à la reconstruction de l’église pouvait être investi dans la création d’un orgue. Nous avons compris que lorsque que l’on passe un marché pour acquérir un tel instrument il faut savoir faire preuve de patience, ce qui n’exclut pas la nécessité de rappeler le titulaire du marché à ses devoirs, chose faite par la paroisse et par le Maire. Un autre volet de la conférence nous a éclairés sur la facture d’orgue alsacienne Schwenkedel et surtout sur la composition d’un tel instrument dont on ne soupçonne, a priori, ni la complexité ni la manière dont il fonctionne.

Après cette approche théorique nous étions invités à nous déplacer jusqu’à l’église pour une découverte plus pratique de l’instrument et de ses multiples possibilités. Des possibilités résultant des tirettes permettant de mettre en œuvre le bourdon, la flûte à cheminée, le nasard et bien d’autres jeux. Possibilités résultant aussi du pédalier qui permet, par un jeu subtil qui tient parfois de l’acrobatie, d’en tirer encore d’autres sonorités.

Pour la vingtaine de personnes présentes, ce fût un enchantement de suivre Jean-Yves Le Juge dans ses explications claires et concises tendant vers un seul but : mettre à la portée de toutes et de tous le fonctionnement de cet instrument dont la compréhension échappe au commun des mortels.

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C’est aussi dans ce même esprit d’ouverture à tous que Jean-Yves Le Juge a conçu et réalisé l’exposition qui permet de suivre la vie de notre orgue depuis son origine jusqu’à nos jours. Le nom des titulaires permanents ou occasionnels y sont inscrits. Je voudrais ici réparer un oubli en rappelant que Geneviève Ozouf, pendant de très longues années et jusqu’à la survenue de la maladie, a animé à l’orgue nos messes dominicales. Je m’en veux d’autant plus de l’avoir oubliée qu’à de nombreuses occasions elle m’a aidé à déchiffrer quelques partitions de psaumes notamment sur son orgue personnel.

Cette exposition installée au fond de l’église sera déplacée à la médiathèque où elle pourra être appréciée d’un plus large public jusqu’au 24 novembre. Outre l’exposition elle-même, les visiteurs pourront voir sur un écran un petit enregistrement du concert.

Autre temps fort de cet anniversaire : la messe d’action de grâce. C’est en effet, comme l’a si bien rappelé le Père Sanctus, une grâce de pouvoir disposer dans notre église d’un si bel instrument. Au terme de ces cinquante années de bons et loyaux services, il méritait bien une messe. Les fidèles en étaient convaincus et ils se sont déplacés en nombre pour assister à cette célébration. Il serait exagéré de dire que l’église était pleine mais elle était remplie bien au-delà de la participation habituelle à nos messes dominicales. On retiendra de cette messe l’ambiance priante, recueillie et chantante, l’assemblée étant soutenue par une chorale constituée pour la circonstance avec le précieux concours de Jean-Pierre Leclercq qui avait bien voulu diriger les répétitions. Dans son homélie le Père Sanctus nous rappelait tout ce que nous devons à cet orgue qui rehausse le caractère sacré de nos célébrations et nous aide à faire monter nos prières avec encore plus de ferveur.

À la fin de la messe la foule des fidèles s’est dispersée en hâte pour ne pas manquer le rendez-vous de 15h.

En effet, s’il est un rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer, c’est bien celui-là. De l’avis de tous, ce fut un succès. Prenant la parole au terme de ce concert, Laurette Vagneux avait bien raison de souligner combien il lui était difficile de venir ainsi rompre l’enchantement procuré par ce concert et particulièrement par cette cantate 147 de Jean-Sébastien Bach soutenue par les voix célestes des choristes. Une cantate en forme de prière que nous faisions nôtre à cet instant : « Jésus que ma Joie demeure ».

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Caudanais ne se sont pas trompés en répondant en grand nombre à cette invitation. Certes il restait encore quelques places au fond de l’église qui accueillait la foule des grands jours. Si l’on en juge d’après les commentaires des uns et des autres, tous les spectateurs ont été séduits par les talents de l’organiste, Florence Rousseau. Elle avait choisi un répertoire qui lui permettait de mettre en relief toute la palette et la puissance musicale de cet orgue. Séduits, ils l’ont été aussi par les voix de l’ensemble vocal « Phonie Douce », seules ou accompagnées à l’orgue. Par un répertoire original, elles nous ont transportés dans le temps et dans l’espace, pour nous faire admirer tantôt des aurores boréales avec Ola Gjeilo, tantôt l’étoile du matin avec Arvo Pärt. Chacun garde encore en mémoire ce moment où le chœur est monté à la tribune pour réaliser une harmonie on ne peut plus heureuse avec l’orgue et interpréter des œuvres de Bach et de Vivaldi.

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Merci à vous tous, les artistes, pour ces moments merveilleux que nous avons passés à vous écouter. Un merci particulier à Florence Rousseau qui nous a séduits autant par ses talents d’organiste que par sa simplicité. Il est vrai que la simplicité est la marque des plus grands, ceux dont le talent est si évident qu’ils n’ont pas besoin de paraître pour exister.

23 septembre 2017 : Au revoir père Jean-Louis, bienvenue père Sanctus

Une fois de plus notre paroisse voit son curé partir et un autre arriver. Le départ nous attriste et l’arrivée nous comble de bonheur quand on sait combien il manque de prêtres, combien de paroisses ne voient un prêtre que quelquefois dans l’année. Et nous paroissiens, est-ce que cet état de fait nous interpelle ? Sommes-nous prêts à donner un peu de notre temps, de nos talents, de notre jeunesse, pour que cette communauté de chrétiens soit une communauté vivante et pas seulement quelques pratiquants à la messe du dimanche ?

Comme le dit le Pape François dans « La joie de l’Évangile » citant Jean-Paul II : « Si, certainement, elle (la paroisse) n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être ‟ l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ”. Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et la vie du peuple et ne devienne pas une structure
prolixe séparée des gens ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes ».

Qu’ajouter de plus après de telles paroles, si ce n’est de se mobiliser tous autour du Père Sanctus et de remercier encore le Père Jean-Louis pour tout ce qu’il nous a apporté.

Remise des clés de l’église par le maire M. Gérard Falquerho au père Sanctus Ngongo 

Originaire de la province du Katanga, en République Démocratique du Congo, le père Sanctus a été ordonné prêtre en 2001, à Kabongo, après huit ans d'études en philosophie et théologie au séminaire, complétées par deux années de stage. Il a passé dix ans au service des écoles catholiques du secondaire dans son pays, comme enseignant, directeur, puis coordinateur de secteur. Le père Sanctus considère tout naturel d'avoir été choisi par son évêque pour venir en France (…) : « J'appartiens à l'Église universelle », rappelle-t-il.

Après Cléguérec et Josselin, Sanctus Ngongo était depuis 2011, le vicaire des prêtres André Kerdal à Moréac et Éloge Élenga à Locminé. En résidence au presbytère de Naizin, il a travaillé aussi pour Colpo, Moustoir-Ac, Plumelin, La Chapelle-Neuve, Moréac et Remungol.

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