Le 25 septembre 2026, j’ai eu la grâce de participer, en tant que choriste au sein d’Ecclesia Cantic, à la grande veillée de prière avec le pape Léon XIV au Stade de France. Je garderai longtemps en mémoire cette expérience exceptionnelle, où la foi, le chant et la joie de toute une jeunesse se sont unis pour témoigner d’une même espérance.

Une expérience exceptionnelle au service de la prière

Nous étions près de 2 500 choristes réunis pour accompagner musicalement cette rencontre, au milieu d’environ 80 000 jeunes venus de toute la France. Derrière cet événement, il y a eu de nombreuses répétitions, du travail et une même volonté : mettre nos voix au service de l’Église et de la prière.

Au-delà de la musique, j’ai été profondément marqué par cette unité. Chacun venait avec son histoire, ses engagements et sa sensibilité, mais nous étions rassemblés autour du Christ. Voir autant de jeunes réunis dans un stade pour prier, chanter et écouter le Saint-Père m’a rappelé combien l’Église est vivante et combien les jeunes y ont toute leur place.

Dans un lieu habituellement consacré au sport et aux spectacles, nous avons vécu un moment spirituel fort. Chaque voix comptait, mais c’est ensemble que nous avons pu faire monter notre prière.

Un appel à vivre pleinement avec le Christ

La présence du pape Léon XIV et ses paroles adressées aux jeunes ont constitué un autre temps fort de cette soirée. Il nous a rappelé que la foi chrétienne n’est pas simplement une tradition, mais une relation vivante avec Jésus-Christ capable de transformer nos vies.

En reprenant les paroles de saint Paul, « Pour moi, vivre, c’est le Christ » (Ph 1, 21), le Saint-Père nous a invités à placer le Christ au centre de nos choix et de nos engagements. Il nous a également lancé cet appel : « Vous êtes les saints de France ! ». Ces mots rappellent que la sainteté n’est pas réservée aux grandes figures de l’Église. Elle est un chemin proposé à chacun, dans sa vie quotidienne, ses études, son travail et ses relations. Témoigner de sa foi ne signifie pas imposer ses convictions, mais apprendre à aimer, à écouter et à servir les autres.

Le pape a aussi abordé la question de la liberté et du discernement. À notre âge, nous nous interrogeons souvent sur notre avenir et sur la direction à donner à notre vie. Il nous a encouragés à rechercher la volonté de Dieu dans la prière, l’écoute de sa Parole et le service. Son appel s’adressait particulièrement aux jeunes qui ressentent une vocation au sacerdoce ou à la vie consacrée, les invitant à ne pas avoir peur de répondre au Seigneur. Ces paroles m’ont particulièrement touché et m’encouragent à poursuivre mon propre chemin de discernement avec confiance.

Repartir avec une espérance à partager

Cette veillée m’a permis de découvrir une Église jeune, diverse et tournée vers l’avenir. Chacun, selon ses talents et sa vocation, peut contribuer à la faire grandir : dans sa paroisse, auprès des plus fragiles, dans l’accompagnement des jeunes ou dans la transmission de la foi.

En tant que choriste d’Ecclesia Cantic, j’ai mesuré la chance de pouvoir mettre ma voix au service de la prière. Mais cette expérience ne doit pas rester un simple souvenir. Elle nous invite à faire vivre cet enthousiasme dans nos communautés, nos familles et nos engagements quotidiens. Je repars avec une immense joie et une profonde gratitude, mais aussi avec la responsabilité de faire rayonner l’Évangile par des gestes concrets, dans le respect et l’amour de chacun.

Le 25 septembre 2026, au Stade de France, nous étions 2 500 choristes à unir nos voix. Au-delà des chants et de l’émotion, je retiens surtout le témoignage de milliers de jeunes qui cherchent Dieu et souhaitent avancer avec le Christ.
Que cette expérience nous aide à répondre chaque jour à l’appel du Seigneur : servir avec amour, avancer avec confiance et témoigner de notre foi là où nous sommes.